Des femmes et des liens

femmes

Aujourd’hui, nous sommes le 8 mars et c’est la journée internationale des droits des femmes. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes (…) et des inégalités . Comme expliqué ici :  http://8mars.info/

C’est un peu différent de ce que les marques, les médias populaires et des gros lourds appellent « la journée de la femme » . Ca c’est la journée du sexisme. Vraiment pas de chance que les deux journées tombent le même jour….

Donc une journée qui fait le point sur les inégalités hommes-femmes c’est l’occasion de rappeler les bonnes et les moins bonnes nouvelles. Dans le monde du travail, ces vingt dernières années le bilan fait pleurer.

Un exemple très concret, parmi d’autres, des problèmes rencontrées par les femmes dans leur vie professionnelles avec cet article sur les femmes enceintes japonaises harcelées au travail: :http://www.novethic.fr/breves/details/au-japon-20-des-femmes-enceintes-maltraitees-au-travail.html
Et puisqu’on est au Japon, voila un article sur le statut des femmes dans le show bizz qui laisse songeur quand au prix à payer.

Je ne suis pas particulièrement remontée contre le Japon, ce sont juste des articles récents sur ce pays qui m’ont intéressés et que je trouve significatifs. Voir comment les femmes sont perçues dans une société, la place qu’on leur accorde malgré toutes les apparences de politique progressiste. En quoi cette place qu’on nous impose est le garant d’un ordre établi. Même quand cette place a l’air à notre avantage et flatte notre ego « les femmes sont belles, courageuses.. » c’est une place « par défaut » que nous subissons et qui n’aboutit à aucune amélioration politique de notre sort à travers le monde. Je suis toujours sidérée de voir la peur des hommes que les femmes changent les règles, accèdent au pouvoir (les pouvoirs, quels qu’ils soient) et aux privilèges qui vont avec. La domination des sexes ce n’est pas innée, c’est un système établi.
Lecture passionnante sur l’origine du patriarcat

En France, les choses vont grandement s’améliorer grâce à la vision progressiste et féministe de nos dirigeants (de gauche, il faut le rappeler) et cette belle initiative du mois de janvier : la création du ministère de la famille/ ds enfants/….et des femmes

Trêve d’ironie, voici un portrait passionnant et inspirant de Thérèse Clerc, grande féministe française décédée en février dernier, qui date de janvier 2015: http://www.histoiresordinaires.fr/Therese-Clerc-87-ans-Le-voyage-a-ete-si-beau-_a1612.html

Pour l’anecdote : J’ai appris quelques jours après son décès que Thèrèse Clerc était la belle sœur de ma prof de tarot, qui porte le même nom mais sans que je fasse le rapprochement. Ma prof de tarot est également une dame âgée, féministe, libre penseuse, loin de toutes ces idées reçues que l’on se fait des « petites vieilles » et dont il faudrait sortir. La transmission ce n’est pas que des liens internet c’est aussi des vielles dames que l’ont prend la peine d’écouter.

Pour terminer cette salve de liens, un sujet qui m’intéresse vraiment tout particulièrement : la médecine et les femmes. Ça pourrait être l’administration et les femmes, le travail et les femmes = le fait d’être victime de préjugés liés à ton sexe (ta couleur, ton orientation sexuelle, ta religion)(et en plus tu peux cumuler..) et de recevoir un traitement inférieur à d’autres types de personnes. De manière générale, je trouve qu’il y a un problème avec la façon dont on nous apprend à nous soumettre aux autorités médicales et qu’on intériorise beaucoup les petites réflexions, reproches et que ce rapport d’autorité voire de condescendance quasi-infantilisante est d’une grande violence. Je sais que ça va changer à force d’en parler, de refuser certaines paroles, de remettre en question les pratiques courantes et humiliantes.

Cet article est édifiant :ca-se-saurait.fr/la-medecine-est-elle-violente-envers-les-femmes-article-integral-paru-dans-nexus

et puisqu’on est dans le sujet de l’intégrité physique et le besoin de transparence, la pétition pour rendre visible la composition des tampons est toujours en ligne (les grands groupes ne veulent toujours rien dire, si j’étais pas parano, je dirai qu’il y a anguille sous roche) (et qu’on nous prends pour des connes) (mais ce serait extrême..)
https://www.change.org/p/rendre-visible-la-composition-des-tampons-et-serviettes-hygi%C3%A8niques

Définir le bonheur

(levé du soleil dans l’avion…du départ)

C’est dans l’avion qui me ramenait à la grisaille de Paris (image un poil clichée mais vraie en ce moment) après un petit séjour salutaire à Barcelone, en lisant le dossier sur le bonheur de Science et vie et en espérant que cela ne me porterai pas la poisse (réfléchir sur le bonheur et le sens qu’on veut apporter à sa vie dans un avion, ça me semble un peu casse gueule pour la superstitieuse que je suis) que je me suis dit que j’avais envie, moi aussi, d’écrire sur ce sujet.

Je ne suis pas une pro du bonheur, je ne sais même peut être pas ce que c’est en fait. Pas dans le sens ou je ne suis jamais heureuse mais dans celui ou il appartient à chacun de le définir et que j’ai l’impression que, à l’image de mon humeur, ma définition change d’une période à l’autre. Moi je cours souvent après un but à atteindre, des bons points et des nouvelles sensations alors que je suis la personne la plus stressée du monde (j’ai aussi une petite tendance à l’exagération..) et que probablement le jour ou j’arriverai à me poser, à ne rien attendre et à être sereine, je me rapprocherai le plus du concept de bonheur (?). En gros le bonheur est-ce que c’est un ressenti intérieur ou une satisfaction lié à un contexte extérieur ? Est-ce que c’est un peu des deux à la fois ? Dans les deux cas peut-on être heureux de façon permanente ? Est-ce une quête vaine ou indispensable ?

Dans science et vie, il y a une série d’article sur les causes psychologiques, comportementales, génétiques du bonheur. Le bonheur n’est pas vraiment défini biologiquement, on parle plutôt de prédisposition génétique à résister au stress et aux contrariétés de la vie selon que tel chromosomes ou tel gène soit court ou long, selon que le taux de tel neurotransmetteur soit faible ou fort.. Mon ancien psychiatre m’avait fait un cours sur le déficit de sérotonine qui selon lui était la cause de tous mes malheurs. C’était complètement déprimant et passionnant en même temps. Les malades de l’humeur et de l’anxiété ont au moins cette consolation, ils sont amenés à s’intéresser à des sujets fascinants. Et j’avoue même que parvenir à comprendre quelque chose à tout ce merdier- quand j’y arrive- me donne une sensation de satisfaction…

En ce qui concerne les raisons concrètes du bonheur, liées aux événements heureux de la vie, les scientifiques ont établis, qu’en moyenne, la durée de vie de cet état durait deux ans. Deux ans après un mariage, après un super nouveau job , après bébé (il ya un schéma terrifiant qui montre à quel point tu redescend vite après les un an du bébé- le summum du bonheur étant en fait la période de grossesse et l’accouchement), même le fait de gagner au loto te rends pas heureux indéfiniment (une de mes grosses illusions s’est effondrée) , un comportementaliste anglais explique qu’on a un niveau fixé de bonheur qui nous est propre et que quoi qu’on fasse on reviendra naturellement vers ce niveau. Ça laisse songeur pour les gai-luron comme moi. Dans l’avion, je me suis dit qu’honnêtement j’aimerai bien que pendant deux ans, à compter de maintenant, je ressente non stop le bien être, la félicité, la motivation, je suis sure qu’en ressentant toutes ces choses positives, je pourrai avancer, être utile aux autres, m’ouvrir d’autres voies, mais je sais bien qu’au fond ca ne marche pas comme ça. C’est une histoire d’équilibre. C’est déjà une discipline quotidienne pour éliminer les pensées superflues, les manifestations physique de l’anxiété et c’est peut être avant tout la décision que l’on prend, dans un avion, dans un lit ou sur des toilettes peu importe, d’essayer de faire ce qu’on peut pour se sentir un peu plus heureux.