Définir le bonheur

(levé du soleil dans l’avion…du départ)

C’est dans l’avion qui me ramenait à la grisaille de Paris (image un poil clichée mais vraie en ce moment) après un petit séjour salutaire à Barcelone, en lisant le dossier sur le bonheur de Science et vie et en espérant que cela ne me porterai pas la poisse (réfléchir sur le bonheur et le sens qu’on veut apporter à sa vie dans un avion, ça me semble un peu casse gueule pour la superstitieuse que je suis) que je me suis dit que j’avais envie, moi aussi, d’écrire sur ce sujet.

Je ne suis pas une pro du bonheur, je ne sais même peut être pas ce que c’est en fait. Pas dans le sens ou je ne suis jamais heureuse mais dans celui ou il appartient à chacun de le définir et que j’ai l’impression que, à l’image de mon humeur, ma définition change d’une période à l’autre. Moi je cours souvent après un but à atteindre, des bons points et des nouvelles sensations alors que je suis la personne la plus stressée du monde (j’ai aussi une petite tendance à l’exagération..) et que probablement le jour ou j’arriverai à me poser, à ne rien attendre et à être sereine, je me rapprocherai le plus du concept de bonheur (?). En gros le bonheur est-ce que c’est un ressenti intérieur ou une satisfaction lié à un contexte extérieur ? Est-ce que c’est un peu des deux à la fois ? Dans les deux cas peut-on être heureux de façon permanente ? Est-ce une quête vaine ou indispensable ?

Dans science et vie, il y a une série d’article sur les causes psychologiques, comportementales, génétiques du bonheur. Le bonheur n’est pas vraiment défini biologiquement, on parle plutôt de prédisposition génétique à résister au stress et aux contrariétés de la vie selon que tel chromosomes ou tel gène soit court ou long, selon que le taux de tel neurotransmetteur soit faible ou fort.. Mon ancien psychiatre m’avait fait un cours sur le déficit de sérotonine qui selon lui était la cause de tous mes malheurs. C’était complètement déprimant et passionnant en même temps. Les malades de l’humeur et de l’anxiété ont au moins cette consolation, ils sont amenés à s’intéresser à des sujets fascinants. Et j’avoue même que parvenir à comprendre quelque chose à tout ce merdier- quand j’y arrive- me donne une sensation de satisfaction…

En ce qui concerne les raisons concrètes du bonheur, liées aux événements heureux de la vie, les scientifiques ont établis, qu’en moyenne, la durée de vie de cet état durait deux ans. Deux ans après un mariage, après un super nouveau job , après bébé (il ya un schéma terrifiant qui montre à quel point tu redescend vite après les un an du bébé- le summum du bonheur étant en fait la période de grossesse et l’accouchement), même le fait de gagner au loto te rends pas heureux indéfiniment (une de mes grosses illusions s’est effondrée) , un comportementaliste anglais explique qu’on a un niveau fixé de bonheur qui nous est propre et que quoi qu’on fasse on reviendra naturellement vers ce niveau. Ça laisse songeur pour les gai-luron comme moi. Dans l’avion, je me suis dit qu’honnêtement j’aimerai bien que pendant deux ans, à compter de maintenant, je ressente non stop le bien être, la félicité, la motivation, je suis sure qu’en ressentant toutes ces choses positives, je pourrai avancer, être utile aux autres, m’ouvrir d’autres voies, mais je sais bien qu’au fond ca ne marche pas comme ça. C’est une histoire d’équilibre. C’est déjà une discipline quotidienne pour éliminer les pensées superflues, les manifestations physique de l’anxiété et c’est peut être avant tout la décision que l’on prend, dans un avion, dans un lit ou sur des toilettes peu importe, d’essayer de faire ce qu’on peut pour se sentir un peu plus heureux.